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FFFA HALL OF FAME


La fédération française de Football américain passe en 2018 le cap des 35 années d'existence, c’est l’âge idéal pour jeter un coup d’œil en arrière et se souvenir des débuts. Le souvenir d’où nous venons afin de regarder où nous allons. De légendes urbaines en anecdotes de vie, la FFFA, ce sont des dizaines de milliers de licenciés, tous joueurs, entraineurs, arbitres ou dirigeants qui ont construits de leur histoire celle du football américain en France. Alors que nous allons fêter, en 2019, le 25e casque de Diamant nous souhaitons, mettre en avant, ces femmes et hommes qui, depuis 1983* ont fait vibrer les touchdowns, les firsts down, les kickoffs et les encouragements sur les terrains français et internationaux.

Lors des festivités du 29 Juin 2019 nous sommes fiers d’inaugurer notre « FFFA Hall Of Fame » présenté par SPIRAL FOOTBALL !

* Le football américain se pratique depuis 1980 et la FFFA est officiellement reconnue en 1983

Chaque semaine d'içi le 29 Juin nous vous faisons découvrir quelques parcours de ces bâtisseurs . Les heureux élus (5) de la promotion 2018-2019 seront présentés lors du 25ième Casque de Diamant.




Promotion 2019


Portrait : Gabriele Frediani #Météores


"[...] Qu’est-ce que je donnerais pour retourner 30 ans en arrière dans les vestiaires..[...]"

Gabriele Frediani, 57 ans, vit à Londres depuis 1995. Il a quatre enfants, deux filles et deux garçons. Hélas, aucun ne pratique le foot us… Actuellement, Gabriele travaille dans la finance et à part aller à la gym 2/3 fois par semaine et jouer au tennis, il ne joue plus en club. Un manque qu'il ressent chaque jour.


Gabriele Frediani, les Météores de Nogent

J’ai commencé en 86 aux Météores de Nogent, qui était l’un des premiers clubs de Foot US. Mais malgré des structures (d’entrainement et de matchs) uniques en région Parisienne, le club était sportivement en déclin. D’un physique svelte, athlétique et léger (1,86/105kg) j’ai joué en OL/DL comme tout au long de ma carrière.

Ses débuts dans le football

C’est Alain Bouquet dont le frère jouait QB qui m’a emmené. J’y suis resté jusqu’en 89 et me souviens de beaucoup de défaites mais de peu de victoires… En 90 je suis allé aux Jets avec Pierre Cassagne et mon frère Riccardo. Là, j’ai trouvé un club avec plus de talents mais qui était en fin de parcours : pas d’argent, pas de domicile fixe, peu de monde à l’entrainement et des anciens qui, pour diverses raisons, étaient probablement arrivés en fin d’effort. Cette saison nous ne jouions pas en Casque d’Or mais une sous poule où après play-offs tu accèdes à l’Or. Nous perdons en play off à Saint Cloud contre Grenoble alors qu’on avait tout gagné auparavant et le club est au bord de l’éclatement. D’un côté, des jeunes assidus comme Painchaud, Jacques Toledano, Djamel Malki (eh oui…) et Phil Roman et de l’autre, les anciens qui adoraient les Jets mais ne pouvaient pas vraiment aider. Stephane Wephre, le président de l’époque faisait le maximum mais était peu aidé (une histoire qu’on connait bien…). En revanche avec Cassagne, qui était DG du groupe Hippopotamus la semaine et voyou sur le terrain le weekend, on avait accès à des moyens mais pas pour un club de copains (et Dieu sait si j’ai aimé les fêtes et déplacements avec les Geais). On suivait déjà les Sphinx depuis quelques mois, j’avais pris contact avec leur président Jean Michel Colas (RIP), car eux avaient le soutien de la mairie du Plessis (nouveau terrain de Foot US en 92) mais avaient besoin d’étoffer leur effectif. Ce point se confirme lors de la demi-finale contre les Argos où ils prennent une rouste et perdent pas mal de joueurs de qualité. (Je voulais en placer une sur Chiquaoui mais on va le laisser tranquille). La fusion a été houleuse des deux côtés mais finalement après une saison difficile, on bat de façon surprenante les Castors en demi à Buc (devant 35000 spectateurs) pour perdre en finale de façon nette (35-6) contre les Argos à Jean Bouin devant 125,000 spectateurs.

Surtout, on crée un club structuré : sponsors (Chicago Meatpackers merci Gee), mairie, administratif (le père Falvy) et encadrement sportif US de l’université de Saint Cloud (jumelage des Jets) : Sean Kakuk, Russel Bray, Ed Eissner, Pete ‘Rouquin’ Melin et l’excellent Curtis Washington. Paul Marcille, de l’université américaine de Paris que je connaissais des Météores, était l’homme de l’ombre qui assistait. Fernando, un mystérieux ancien joueur mexicain de Foot US, avait assuré une présaison monstrueuse. L’année suivante, on continue l’effort mais on prend une leçon d’humilité face aux Castors qui gagnent le Casque d’Or. L’été 93, on commence à discuter avec le brillant Chris Lemassif et Remy Allemane sur un schéma connu : fusionner une équipe possédant des structures avec une équipe qui a du talent mais qui n’a pas de structures. Malgré les efforts, le gel a été laborieux : le ‘eux’ et ‘nous’ dans le vestiaire a duré longtemps. On perd en demi-finale de la Coupe d’Europe à Bergame de peu (mon pire souvenir) mais on gagne la finale 94 à Bondoufle devant les Argos lors d’un match assez houleux. C’était la fin pour moi. Pour plein de raisons personnelles, j’ai dû arrêter et après 2 matchs en équipe de France, je suis parti vivre en Angleterre.

Ses meilleurs et pires souvenirs de carrière

J’ai des souvenirs de matchs et de gens. Je me suis fait des amis qui, même si je ne les vois que rarement ou sur Facebook (raison principale de ma présence) sont vraiment comme des frères. La liste est longue. Plus ceux qui sont partis. J’ai adoré jouer en équipe de France car je n’y croyais plus à 30 ans. J’ai adoré tous les matchs à La Courneuve et à Aix mais mon plus beau souvenir reste la demi-finale contre les Castors à Buc en 92. Une vraie délivrance !

Mon pire souvenir reste la défaite à Bergame en coupe d’Europe 94. Jamais on ne doit perdre ce match. En face c’était fort et je me souviens des chambrades de la ligne italienne à mon égard (et l’autre ‘rital’ Giovanni Spata je crois). Il m’arrive encore de revoir le kick off return qui leur donne la victoire. Je ne me souviens pas qui avait tapé chez nous et avait décidé de la frapper vers leur coureur vedette…

Un petit mot pour les jeunes qui veulent faire du foot

Le conseil que je leur donnerais c’est de pratiquer ce sport à fond : quand je vois les exploits tant individuels (joueurs français aux US/Canada) que collectifs (EDF), je me dis que j’ai eu raison de privilégier ceux qui faisaient le maximum. Je ratais très peu d’entrainements (au grand malheur de ma femme) mais qu’est-ce que je donnerais pour retourner 30 ans en arrière dans les vestiaires, un lundi soir maussade de Novembre, au Plessis…